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- Architecture de l'information pour la plateforme Vide dressing
Sommaire
- Deux personas pour cadrer les décisions
- Isabelle, « l’amie éco-shoppeuse »
- Laurent, « l’étudiant stylé »
- Structurer l’information avant de dessiner
- Le champ d’information
- LATCH : choisir le bon axe de tri
- Ontologie, taxonomie & chorégraphie
- Le soin porté aux labels
- Des fonctionnalités au service de l’objectif
- Une barre de progression du financement
- Un affichage aléatoire pondéré
- La personnalisation dès le premier lancement
- Le filtrage par catégorie, façon Tinder
- De l’architecture aux wireframes
- Ce que j’en retire
- Galerie
Le défi du cours ArchInfoUX (HEIG-VD, Ingénierie des médias) : financer la création d’un espace « chill-out » pour les étudiant·e·s de Saint-Roch en utilisant uniquement les ressources disponibles dans la classe. Notre réponse : concevoir une plateforme de vente en ligne de vêtements et d’accessoires de seconde main appartenant aux étudiant·e·s, où chaque achat finance concrètement le projet commun. Ce projet est avant tout un exercice d’architecture de l’information : structurer avant de dessiner.
Deux personas pour cadrer les décisions
Toute la conception a été guidée par deux profils opposés mais complémentaires.
Isabelle, « l’amie éco-shoppeuse »
35 ans, conseillère en gestion de patrimoine, mère de deux enfants, habitant près de l’école. Technophile et adepte des applications de shopping, elle valorise la durabilité et l’économie circulaire. Ses attentes ont poussé vers une navigation intuitive, des filtres efficaces, des descriptions détaillées de l’état des articles, un paiement sécurisé et une barre de progression qui rend visible l’impact de chaque achat sur le financement.
Laurent, « l’étudiant stylé »
24 ans, étudiant en lettres, budget limité mais goût affirmé, éco-conscient et actif sur Instagram. Il attend un design moderne et épuré, un filtrage par gamme de prix, de l’interaction sociale (partage, lien vers Instagram) et une personnalisation selon ses préférences, sans renoncer à contribuer à la cause.
Structurer l’information avant de dessiner
Le champ d’information
Nous avons d’abord défini, pour chaque article, son champ d’information : contenus (photo, description avec état, prix, taille) et attributs clés : catégorie, taille, genre, prix. Les articles ont été répartis en grandes familles (Bijoux & accessoires, Vêtements, Chaussures) puis en sous-catégories précises, avec un principe fort : la taille est filtrée automatiquement selon les préférences de l’utilisateur, et un toggle ajuste le genre affiché.
LATCH : choisir le bon axe de tri
Nous avons passé l’information au crible de la méthode LATCH (Location, Alphabet, Time, Category, Hierarchy). Chaque axe a été évalué (la localisation, l’ordre alphabétique, l’ancienneté, la popularité auraient tous pu structurer le catalogue) avant de retenir la catégorie comme axe principal, le plus naturel pour une navigation vestimentaire, décliné en sous-catégories fines (« Hauts » → t-shirts, pulls, chemises…).
Ontologie, taxonomie & chorégraphie
- Ontologie : définir le sens et les relations. Chaque produit est un jeu d’attributs, les articles se relient par catégorie, et chaque vente se rattache à l’objectif de financement.
- Taxonomie : trois catégories principales, leurs sous-catégories et leurs attributs, pour une classification logique et prévisible.
- Chorégraphie : la façon dont on interagit avec l’information, via une navigation par cartes façon Tinder, un filtre par catégorie, une personnalisation initiale (taille + genre) et un toggle de genre.
Le soin porté aux labels
Un travail spécifique a porté sur l’étiquetage : des labels descriptifs mais concis (« Hauts » plutôt que « Vêtements pour le haut du corps »), universellement compris, avec une attention aux nuances culturelles et linguistiques en cas d’extension.
Des fonctionnalités au service de l’objectif
La plateforme ne vend pas seulement des habits : elle finance un projet. L’interface le raconte à chaque écran.
Une barre de progression du financement
Toujours visible, elle remplit trois rôles : transparence (ce que chaque achat rapporte au projet), engagement (au clic, la liste des objets restants à financer) et reconnaissance (la liste des contributeurs). Chaque achat devient une contribution, pas une simple transaction.
Un affichage aléatoire pondéré
Plutôt qu’un tri figé, la page d’accueil présente les articles de façon aléatoire mais pondérée par le stock restant de chaque catégorie. Résultat : de la découverte, de l’équité entre articles et une expérience renouvelée à chaque visite.
La personnalisation dès le premier lancement
Dès l’ouverture, l’application demande taille et genre pour filtrer d’emblée le contenu pertinent : moins de bruit, plus de confort, et la flexibilité d’ajuster le genre à tout moment.
Le filtrage par catégorie, façon Tinder
Au-delà de la découverte aléatoire, un filtrage par catégorie sous forme de cartes empilées (façon Tinder) permet des recherches ciblées et tactiles. L’ensemble équilibre surprise et intentionnalité.
De l’architecture aux wireframes
Le parcours complet a été formalisé (sitemap, parcours souhaitables, orientation de l’utilisateur, task/user flows et wireflow) avant d’aboutir aux wireframes puis à une maquette Figma : une interface de découverte par swipe, aux teintes volontairement vintage pour évoquer l’esprit friperie sans sacrifier la lisibilité.
Ce que j’en retire
Vide dressing est l’exercice qui m’a appris à structurer l’information avant de dessiner : sans un champ d’information clair, une taxonomie assumée et des labels soignés, aucune interface n’est vraiment intuitive. C’est aussi un bel exemple de design au service d’un objectif : transformer chaque achat en contribution visible à un projet collectif.
Projet réalisé en équipe avec Catherine Mauron et Nicolas Wunderle.
Galerie





